Pendant deux mille ans , les historiens ont vu les Gaulois avec les yeux des Romains et plus précisément avec ceux de César, grace à la lecture de ses commentaires sur la Guerre des Gaules.
Régulièrement,
la presse aime relancer le débat sur la localisation des sites d'Alésia
de Gergovie ou
de Bibracte : "science officielle" contre "gens du terrain" soucieux de
donner tort à leur inventeur, Napoléon III .
La polémique
tient
du combat d'arrière garde : au XIXe siècle, tout érudit local se devait
de prouver que "son" site collait le mieux au récit de la Guerre des
Gaules. Du désir à la réalité, il y a un fossé. Ou plutôt... des
fossés, relevés par les archéologues.
Aux savantes
interprétations,
ces derniers opposent mille faits objectifs : plans, armes, pièces
d'équipement et projectiles d'artillerie datés de
l'époque césarienne, inscriptions...
Inexplicables hors du
contexte de la Guerre des Gaules, ces objets sont évidemment absents
des autres sites. Ils sont pourtant de ceux qui font toute la
différence entre le "possible" et le "plausible".
(extrait
du catalogue de l'exposition de Bibracte "sur les traces de César")
Situé à 6 km au sud de
Clermont-Ferrand, le Plateau de Gergovie se présente sous la forme
d'une table basaltique de 1500 m de
long, 500 m de large. De ses 744 m de hauteur, il domine une grande
partie du département du Puy de Dôme. Pour profiter du panorama
qu'offre ce belvédère naturel, il suffit d'emprunter le chemin qui
longe la crête. Si votre regard se pose du côté nord-ouest, il suivra
l'alignement des volcans de la Chaîne des Puys et découvrira à ses
pieds la ville de Clermont Ferrand. Au sud-ouest, dans le lointain, ce
sera le Massif du Sancy, puis au sud, la Limagne des buttes et le Val
d'Allier. Enfin à l'est, il découvrira l'étendue de la Grande Limagne,
plaine ponctuée de collines s'achevant à l'horizon par les Monts du
Forez et du Livradois.
Parvenu à la Maison de Gergovie, vous pourrez découvrir sur grand écran le déroulement de la célèbre bataille de 52 av. J.-C. qui opposa Vercingétorix aux légions de César, et plus encore faire connaissance avec l'ensemble du site. Ainsi, la formation géologique du Plateau, ses richesses archéologiques, l'organisation de l'oppidum, et les résultats des différentes campagnes de fouilles qui y ont été menées vous deviendront familiers. Lorsqu'il retrace les différentes péripéties de la bataille de Gergovie (Gergovia ou Gergobia selon les manuscrits), César utilise très souvent le mot oppidum pour désigner le site : " ex oppida Gergovia, in Arvernos ad oppidum Gergoviam, e regione oppidum " etc.... en tout une douzaine de fois. Mais, en deux occasions, il préfère écrire urbs (la ville) " perspecto urbis situ" et "ex omnibus urbis partibus orto clamore "